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23 Novembre 2014, St Clément
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ATHENES

Des origines à la fin de la tyrannie



Les Athéniens appartiennent à la famille des Ioniens. D'après la tradition, ils seraient autochtones, eux même à l'origine de la migration ionienne qui aboutit à la colonisation de la façade égéenne de l'Asie Mineure. A l'origine, le territoire de l'Attique comporte plusieurs entités autonomes, Athènes n'étant qu'une de ces entités. A un certain moment, l'Attique se serait unifiée autour d'Athènes, devenue seule entité politique.
Ce processus de regroupement, que l'on retrouve dans plusieurs cités grecques s'appelle un Synœcisme. Il aurait été du à l'instigation de Thésée, personnage mythique. Dans l'archéologie, on voit émerger la cité d'Athènes vers 900 av J.C, les textes nous apporte la présence d'une vie politique bien après.


I] Le règne de l'aristocratie

1) Des rois aux archontes
Les premiers temps d'Athènes sont mal connus si ce n'est par la tradition qui rapporte une succession de plusieurs rois, parmi lesquels Érechthée. Ces rois sont largement mythiques.
Cette période se termine avec un souverain qui aurait abandonné la royauté pour devenir Archonte, mais à vie. Une dizaine d'archontes à vie sont ensuite remplacés par des archontes établis pour dix ans, jusqu'à ce que la charge devienne annuelle en 682-1. C'est à la période archaïque que cette charge devient aussi collégiale avec trois archontes au lieu d'un.
La notion de royauté subsiste néanmoins, l'un des trois archontes portant le titre de roi (basileus). Celui-ci a des prérogatives religieuses, gardien des traditions, mais aussi judiciaires : il intervient notamment pour les affaires d'impiété.
Le pouvoir politique revient à l'archonte éponyme. Le troisième est le chef de l'armée avec le titre de polémarque : le chef de guerre.

2) l'organisation de la communauté civique
Les Athéniens étant des Ioniens, leur communauté de citoyens est divisée en 4 tribus. Celles-ci divisée en 48 naucraries. Elles semblent être des unités fiscales. Elles ont à leur tête des magistrats : les naucrares (capitaine de vaisseau). Ce système des naucraries a pu être mis au point pour financer la construction de navire. Dès le VIIe siècle avant J.C, les Athéniens s'engagent dans des combats navals. Quant aux 4 tribus, leurs fondements semblent être liés au sang. Elles sont le cadre du recrutement des soldats : et donc quatre bataillons.
Les tribus sont également divisées en phratrie. Elles sont des sortes de confréries religieuses, elles aussi fondées sur les liens du sang. Elles subsistent à l'époque classique, où le nouveau citoyen doit être inscrit dans une phratrie.
Cette Athènes est dominée par les aristocrates : les Eupatrides. Ils regroupent une soixante de clans aristocratiques ; ils se reconnaissent chacun dans un ancêtre commun, souvent un héros. A l'origine, seul ces aristocrates pouvaient obtenir la fonction d'archonte : l'archontat.
Cette toute puissance des aristocrates aboutit à des conflits sociaux entre les biens nés et les autres. Pour résoudre ce conflit, on fait appel à deux catégories de personnes, soit des tyrans qui résolvent le problème par la force, soit des législateurs qui règle par la force de la loi. Après une courte tentative de tyrannie d'un certain Cylon. En 620 on fait appel à un législateur : Dracon.








3) La législation de Dracon
Il intervient à l'époque ou apparaissent les premières lois écrites dans le monde grec. Auparavant, les lois étaient orales, interprétées par les magistrats, des aristocrates. Pour mettre fin aux abus, on pense qu'il faut écrire les lois sur un support pour qu'elles soient connues et valables par et pour tous. Ce processus vise en partie à réduire le pouvoir des aristocrates.
Dracon est connu surtout pour les lois qu'il a transcrit concernant les crimes de sang. Cette législation était encore en vigueur à l'époque classique ; elle fit l'objet d'une nouvelle transcription fin Ve siècle. La grande nouveauté : pour la première fois on distingue entre le meurtre prémédité et le meurtre involontaire. Elle devait se faire auparavant de manière occasionnelle ; désormais on met en place des procédures spéciales. On cherche aussi à régler les affaires à l'amiable entre meurtrier et famille.
Dracon est aussi l'auteur d'autres lois, toutes abolies par la suite, considérée comme trop rigoureuses. Il s'agissait de lois draconiennes.


II] Les réformes de Solon

C'est un personnage substantiel ; il a laissé une œuvre politique sous la forme poétique. Solon est considéré comme l'un des plus grand sage de la Grèce. Ses lois ont été rédigées à l'origine sur des pancartes en bois, en rouge sur fond blanc. Ces pancartes sont encore conservées à l'époque classique.
Dans ses poèmes politiques, Solon appelle le peuple à se réunir pour discuter des grands problèmes de la société. Il s'impose comme homme de la situation en 591-593, il est nommé archonte éponyme avec les pleins pouvoirs pour réformer l'Etat.
Il prend différentes mesures, qui nous permettent de connaître les problèmes.

1) Les réformes agraires
Il s'agit de résoudre des problèmes d'occupation du sol. Il semble que les aristocrates occupent la plus grande partie des terres, sur lesquelles ils font travailler des paysans. Solon libère les terres de leur servitude, en faisant enlever les bornes qui les délimitaient. Il semble que ces bornes indiquaient que ces terres étaient d'une manière ou d'une autre hypothéquée. C'est dans ce contexte qu'on nous parle de paysans hectémores. Ce sont des fermiers obligés de verser un sixième de leur production au propriétaire. D'après la source essentielle : Aristote avec l'athenaion politeia, ceux qui ne pouvait s'acquitter de ce loyer pouvaient être réduits en esclavage, de même pour les débiteurs insolvables.
Solon réagit de manière radicale en supprimant l'esclavage pour dette. D'autre part, en faisant enlever les bornes, il permet aux paysans de demeurer sur les terres qu'ils travaillaient, sans avoir à verser de loyer ; il leur permet ainsi de devenir de véritables propriétaires.
C'est un coup dur pour les aristocrates, cette réforme agraire va donc avoir des conséquences politiques.

2) Les réformes politiques
a. les classes censitaires
Solon a réussi à éviter un grave conflit social en pénalisant les aristocrates. A-t-il voulu favoriser le petit peuple ? En fait, il a pris acte que depuis quelques temps, des athéniens profitant de l'expansion économique de la cité se sont enrichis sans être des aristocrates. Ceux-ci souhaitaient tout naturellement participer à la vie politique dont ils étaient exclus du fait de leur naissance.
Solon remplace, pour l'exercice des charges publiques, la naissance par la fortune. C'est dans cette perspective qu'il partage les citoyens en 4 classes censitaires en fonction des revenus de chacun. Comment les évaluer ? La fortune se mesurait par les revenus agricoles. On prend pour base une mesure de blé : le médimne (51 litres de blé). Tous les Athéniens n'avaient pas de revenus agricoles, pour ceux-là, on établit une équivalence fictive entre une mesure de blé et une mesure d'huile : le metrete (39l).
Les classes censitaires vont subsister pendant toute l'époque classique :
– Les revenus d'au moins 500 médimnes : les pentacosiomédimes.
– Entre 300-500 médimnes : les cavaliers.
– Entre 200-300 médimnes : les zeugites.
– Moins de 200 médimnes, les plus nombreux : Thètes.
On constate dans ce classement que l'estimation des richesses se fait suivant les revenus de l'année et non suivant le capital. Seul les pentacosiomédimnes pouvaient être archontes ; il semble qu'à la suite on leur ait adjoint les cavaliers. Quant aux thètes, ils pouvaient participer à l'assemblée, l'ecclésia, ainsi que bénéficier du tribunal populaire : l'Héliée.
La modification des critères d'accès aux charges est une nouvelle donne politique, donnant plus de pouvoir aux forces vives de la cité.

b. les pouvoirs du peuple
Solon donne au peuple le pouvoir de s'exprimer dans le cadre des institutions, sans lui donner trop de souveraineté. Il aurait donner un cadre plus formel aux réunions de l'assemblée en définissant une périodicité. Pour éviter que le peuple ne prenne des décisions inconsidérées, Solon crée le Conseil des Quatre Cent, chargé de discuter les propositions faites par le peuple. Ce conseil aurait aussi eu pour finalité de balancer l'influence d'un autre conseil : l'aréopage.
L'aréopage est un conseil formé des anciens archontes de composition un peu trop aristocratique.
Solon favorise le peuple sur le plan judiciaire en instituant un droit d'appel à la suite d'un jugement considéré comme inique. On peut contester le jugement d'un magistrat et faire appel devant une instance crée par Solon : l'Héliée.

Pour un bilan de l'œuvre de Solon :
Il faut s'interroger sur les buts : établir la concorde entre les puissants et les faibles. Dans ses poèmes politiques, il déclare avoir accordé au peuple tous les privilèges auxquels il pouvait prétendre, tout en manifestant des réticences quant aux débordements de la foule.
Il se glorifie d'avoir évité que les puissants ne soient malmenés par une révolution, donc d'éviter une tyrannie. Il reste un médiateur choisi par les deux parties : les aristocrates et le peuple.


III] L'avènement de la tyrannie de Pisistrate

A Athènes, le contexte est désormais fait de tensions politiques. Pendant les années qui suivent l'archontat de Solon, Athènes semble avoir été composée de luttes de factions ; pendant certaines années, la cité n'a pas eu d'archontes éponymes, les élections étant fortement contestées. Ces années sans archontes sont appelées Anarchia.
On n'entend parler à nouveau de la vie athénienne que vers 560, quand les luttes de factions dégénèrent en guerre civile. On voit apparaître trois factions, qui se déchirent pour des raisons politiques et des intérêts locaux. Ces trois factions sont distinguées par leur géographie : les gens de la plaine, les gens de la côte, et ceux des collines (dirigés par Pisistrate).
Les gens de la côte seraient partisans d'un régime modéré, ceux de la plaine favorable à une oligarchie, et ceux de la colline représente une masse populaire à la recherche d'un chef qui défende leurs intérêts.

1) La prise de pouvoir
Pisistrate a connu plusieurs fois l'exil avant de s'établir de façon décisive et d'établir une dynastie.
La première prise de pouvoir se fait à la suite d'une supercherie, comme celles qui suivront d'ailleurs. Ce qui est original, c'est qu'il s'est imposé par la ruse plus que par la force.
Vers 560, Pisistrate, se présente à l'Agora, couvert de blessures qu'il se serait faite à lui-même en prétendant avoir été attaqué par ses rivaux. Il apitoie les citoyens et leur demande de lui fournir une garde personnelle qui sera composée de Doryphores. Ce ne sont pas des soldats, mais des portes massues !. C'est avec l'aide de ceux-ci qu'il s'empare de l'acropole.
A la suite de plusieurs exils et de prises de pouvoir, il s'installe définitivement jusqu'à sa mort en 528-7. La tyrannie de Pisistrate malgré son caractère épisodique est considéré par les Athéniens comme une période de prospérité. Les sources le présentent comme un bon tyran.

2) Le nouvel age d'or
a. une tyrannie démocratique
La tyrannie de Pisistrate est relativement modérée. Pisistrate, aristocrate lui-même, a pris le pouvoir au nom du peuple et a lutté contre les autres aristocrates. Il profite de leurs divisions et rencontre donc rarement une solide opposition. En cas de réelle hostilité, il recourt au bannissement ou à la prise d'otage. Mais il essaie de se concilier la plus part des nobles, en les nommant par exemple à l'archontat.
Le tyran ne modifie pas le système mis en place par Solon ; mais il favorise ses amis pour la nomination aux charges publiques. Le conseil et l'assemblée existent toujours, mais les citoyens sont sous la protection vigilante des doryphores.
Mais le tyran favorisa le peuple et on dit de lui qu'il a eut une attitude démocratique. En effet, il accomplissait des tours d'inspection dans l'Attique pour se rendre compte des conditions de vie des citoyens. C'est dans cet esprit qu'il institue des juges itinérants : évite au petit paysan d'avoir à se rendre à Athènes, réduit le pouvoir local de l'aristocratie.

b. prospérité économique
Le tyran institue une taxe sur les revenus de 5%, qui permet de financer les guerres, d'embellir la cité, et de célébrer des sacrifices. La taxe porte essentiellement sur l'agriculture, mais aussi sur les droits de douanes perçus au port d'Athènes.
C'est à l'époque de Pisistrate que la céramique attique s'exporte largement, détrônant la céramique corinthienne. De même, se développe l'exportation de l'huile d'olive. Le renom de cette huile d'excellente qualité est attestée par des amphores dite panathenaïques, donnée comme récompenses aux concours des Panathénées.

3) Athènes, centre religieux et centre urbain
a. Les fêtes religieuses
Pisistrate organise ou réorganise des fêtes religieuses, civiques. En effet, le tyran a contribué au développement du culte d'Athéna à Athènes. La déesse était déjà honorée par la fête des Panathénées, fête réorganisée par le tyran qui distingue maintenant entre des Panathénées chaque année, et des Grandes Panathénées tous les quatre ans. C'est de cette époque que date les premières panathénaïques, rempli de l'huile sacrée de Athéna.
Il instaure aussi les Grandes Dyonisie, occasion de produire des pièces dramatiques pour Dionysos. Les premières pièces antiques sont créées à cette occasion.

b. le centre urbain
Il va aménager l'Agora. C'est sous Pisistrate qu'elle devient le centre civique d'Athènes. Il fait construire une fontaine monumentale : la fontaine aux neufs bouches (enneakrounos). L'alimentation des villes en eau douce est un souci des tyrans qui fournissent d'importants travaux à cet effet. On peut citer l'œuvre de Polycrate de Samos.
Le premier bâtiment civique sur l'Agora date de cette époque. Il s'agit du portique royal, qui, est le siège de l'archonte roi.

Pour un bilan de cette œuvre :
Une grande diplomatie, notamment à Athènes, où il évite un soulèvement des aristocrates tout en favorisant les paysans et les artisans. Par ces travaux et par la promotion des cultes civiques, il contribua à renforcer la collectivité athénienne en la soudant autour de cultes communs.
C'est pour toutes ces raisons que la tyrannie fut communiquée à ses fils.



IV] Les pisistratides et la fin de la Tyrannie

A sa mort, Pisistrate laisse le pouvoir à ses deux fils : Hippias et Hipparque. Ces deux frères exercent la tyrannie conjointement et continue la politique de leur père face aux aristocrates.

1) Les constructions à Athènes
Il s'agit de constructions religieuses et civiles. Ils entreprennent notamment l'immense chantier de Zeus Olympien, non loin de l'Acropole. Il s'agit d'un temple immense, le plus grand de la Grèce propre. Il est à peu près certains que les pisistratides ont voulu rivaliser avec les temples gigantesques de l'Asie Mineure : Héra à Samos, Artémis à Ephèse. Le projet est tellement démesuré qu'il n'est achevé que 650 ans plus tard, sous l'empire romain avec Hadrien.
Le réseau des routes en Attique est amélioré, et le petit-fils de Pisistrate, Pisistrate le Jeune, élève au nord de l'Agora un autel des douze dieux. C'est à partir de cet autel qu'on compte les distances en Attique.

2) La crise politique intérieure
A la fin de leur règne, certains aristocrates commencent à contester leur pouvoir. Certaines familles comme les Alcméonides sont exilées, ce qui n'empêchent pas la naissance d'une conspiration vers 514 qui aboutit au meurtre d'Hipparque. Les deux meurtriers sont deux Athéniens : Harmodios et Aristogiton. Ils ont voulu mettre fin à la tyrannie, c'est pourquoi ils sont à la suite à l'origine d'un culte en tant que Tyrannoctone.
Cependant il semble que leurs motivations ne sont pas politique, d'après Thucydide, il s'agit d'une banale histoire amoureuse, les deux ayant été amants. Et Hipparque aurait fait des avances à Harmodios qui l'aurait éconduit. Hipparque furieux d'être repoussé aurait été odieux à l'égard d'Harmodios, l'une des origines de cette conspiration. Les deux amis réussissent à tuer Hipparque. Harmodios est aussitôt mit à mort et Aristogiton succombe sous la torture.
La tyrannie en tout cas devient beaucoup plus dure après cet assassinat. Hippias devient soupçonneux, met à mort les athéniens qui ne lui inspirent pas confiance, cherche des alliances à l'extérieur ce qui lui permet de recruter des mercenaires. De peur d'un soulèvement du peuple, il aménage des casemates pour se réfugier en cas de soulèvements populaires.

2) L'intervention de Sparte
Certains aristocrates exilés font appel à Sparte pour renverser le tyran Hippias. Une première tentative de débarquement à Athènes à lieu en 511. Mais ils sont repoussés par des cavaliers thessaliens.
Une seconde expédition mieux préparée est envoyée en 510, dirigé par Cléomène de Sparte. Cette fois, les thessaliens sont repoussés, Hippias avec sa famille doit se réfugier dans une casemate près de l'acropole. Finalement, il se rend et capitule. Au lieu de l'exiler, on le laisse partir en exil.


La naissance d'une cité est un phénomène complexe, de par la nature composite de la cité grecque. On voit se mettre en place progressivement des institutions politiques : magistratures, conseil, assemblée, mais la communauté des citoyens doit aussi être soudée autour de cultes civiques : la cité est aussi une entité religieuse. La dynastie des pisistratides a jouer un rôle essentiel pour assurer la cohésion des citoyens.
Au début de l'époque archaïque, Athènes est dirigée par des rois, à la fin par des tyrans. En fait cet épisode de la tyrannie ne remet pas en cause le régime de la Cité. On peut le considérer comme une oligarchie modérée, un fragile équilibre politique installé entre les aristocrates et le peuple. C'est le caractère instable de cet équilibre qui explique l'avènement de la tyrannie.
Par son attitude favorable au peuple, le tyran bien inconsciemment assure la transition vers un régime démocratique.

ACROPOLE

Grece Ancienne
de Memphis

 

 


Maquette de l'Acropole

Réalisée par André Caron
[maquettes-historiques.net]


Pour voir le descriptif d'une image laissez votre curseur dessus.
(texte d'André Caron).

 

SPARTE

Sparte
Cité archaïque


L'étude de Spartes est indissociable du mirage spartiate, image caricaturale véhiculée par les auteurs anciens, notamment Xénophon et Plutarque, auteurs anciens séduits par un Etat bien organisé dont les citoyens n'ont pas à s'acquitter de tâches matérielles, et dont les nombreuses victoires s'expriment par une stricte discipline dès la petite enfance.
Cette " imagerie antique " rend difficile la restitution d'un image historique de Sparte.


I] Installation des Doriens en Laconie

Les spartiates sont des envahisseurs. Sur le plan ethnique, ce sont des Doriens. Il serait venu du Nord vers le début du premier millénaire, se serait installé en Grèce Centrale et surtout dans le Péloponnèse.

1) Une communauté à fondement religieux
Cette communauté s'est installée en Laconie. Sur le plan archéologique, les plus anciens vestiges connus de Sparte daterait du IXe siècle et présentent des caractères religieux : autels, enclos sacrés…
Les Doriens sont très attachés à leur traditions religieuses. Il vénèrent par exemple une divinité spécifique : Apollon Carneios, c'est un dieu bélier. De même l'Apollon Pythien, vénéré à Delphes, d'origine Dorien, joue un rôle important à Sparte, où des personnages officiels, les Pythiens, sont chargés de consulter l'oracle d'Apollon à Delphes et sont entretenus aux frais de l'Etat, de même que les deux rois de Sparte. Ces deux rois sont aussi des prêtres de Zeus. Deux fois par mois, ils doivent offrir sacrifice à Apollon et plusieurs fois quand ils dirigent une expédition guerrière.
Les rois de Sparte sont descendants directs d'Héraclès ; ce sont donc des Héraclides. De ce fait, ils ont du sang de Zeus. Il s'agit d'une monarchie héréditaire justifié par cette ascendance.

2) Doriens et Achéens
Comme tous les Doriens, ceux qui s'installent en Laconie forment une communauté divisée en 3 tribus, elle-même subdivisées en 27 phratries, encore subdivisées en clans.
Toutes ces subdivisions ont un rôle lors des cérémonies religieuses. Les cultes pratiqués par ces Doriens, ainsi que leurs modes de vie, sont liés au pastoralisme. C'est pourquoi à l'origine, les différentes sous-communautés, ainsi que les rois, partagent la même tente. Les sacrifices accomplis ont eux aussi un caractère pastoral : on sacrifie des béliers pour l'Apollon Charnéios, des chèvres, des chiens voir des chevaux au sommet de la plus haute montagne de Laconie : le Mont Taygète.
Une fois installé, ces Doriens entrent en conflits avec des peuples indigènes : notamment les Achéens. Puis après les premiers conflits, ils ont coopérés avec certains Achéens puisqu'on les trouvent associé dans la fondation de certaines colonies : Gortyne en Crète, Cnide en Asie Mineure…
La communauté des Doriens en Laconie a été ensuite déchirée par des conflits internes. C'est aux alentours du début du VIIIe siècle, que la situation se stabilise et qu'on établit un ordre nouveau: l'eunomia (la bonne répartition). Les Doriens de Laconie devrait cette situation à un législateur moitié mythique : Lycurgue. L'eunomia a pour principale conséquence de créer un Etat, Sparte, dont les citoyens étaient des spartiates.


II] Modalités de la naissance de Sparte.

1) Des structures politiques
Sparte naît avec un document : la Grande Rhetra. Ce texte " constitution ", serait la transcription en prose d'une réponse oraculaire donnée par l'Apollon de Delphes suite à une demande officielle de Lycurgue. Elle est donc d'ascendance divine, donnée par Apollon.







Le premier acte officiel consiste en une cérémonie religieuse, la Grande Rhetra imposant la construction de deux sanctuaires : l'un pour Zeus, l'autre pour Athéna.
Le nombre des tribus est modifié, passant de trois à cinq. Ces tribus ont aussi un fondement territorial, puisqu'elles correspondent aux cinq arrondissements de Sparte, les cinq composantes de l'agglomération : la cité de Sparte, par exception, ne dispose pas de centre urbain, elle est l'association de cinq villages. L'appartenance d'origine aux trois tribus était de sang, maintenant elle de territoire. Chaque tribu fournit un régiment. Le but de cette réforme est de rompre avec les divisions familiales et de permettre une association de personnes d'origines familiales différentes. Cette association est dans un but militaire commun, mais aussi politique : les tribus élisent les cinq éphores.
Cependant, à l'intérieur de ces cinq tribus subsistent les anciennes subdivisions en phratrie et clans qui ont désormais des prérogatives uniquement religieuses.
Déjà avant la Grande Rhetra, il existait une Gerousia, conseil des anciens, dont les membres sont des Gérontes. La composition de ce conseil est modifié : elle comprend désormais 28 membres plus les deux rois. Ces derniers ont désormais le titre d'Archégètes (fondateur). La Gerousia introduit les motions que doit discuter l'apella, l'assemblée de citoyens. L'initiative revient donc toujours à la Gerousia.

2) L'organisation de la vie collective
Le plus important dans la réforme est l'éducation spartiate : l'agôge. Elle concerne d'abord les futurs hommes. En effet, peu de temps après sa naissance, l'enfant est montré par son père aux anciens de la tribu qui l'examinent ; s'il est bien formé et robuste, on le garde, sinon, il est exposé.
De 7 à 18 ans, le garçon est pris en charge par l'Etat, donc enlevé à sa famille, pour vivre en communauté. Entre 18 et 20 ans, il subit la formation militaire. Par la suite, et jusqu'à l'âge de 30 ans, il continue à vivre en communauté dans des casernes.
Ce n'est qu'après cette durée qu'il peut être intégré dans un club de citoyens. Il devient alors membre d'un syscitions. Une fois intégré dans un suscitions, le jeune homme devient citoyen avec le titre de homoios (Semblable). L'intégration dans le suscitions se fait par le vote. Si une seule voix se refuse, le jeune homme est hypomeion (inférieur). Il conserve ses droits civils mais n'a plus de droit politique.
Une fois élu, l'homois partage ses repas avec les membres de son club, une quinzaine, jusqu'à l'âge de 60 ans. C'est seulement alors qu'il est libéré de ses obligations militaires. Il peut devenir alors géronte. Chaque " semblable " reçoit de l'Etat une portion de terrain cultivé par des dépendants : les hilotes. Chaque mois, le citoyen est censé apporter à son suscitions une part de la production de son lot.

3) Les dépendants
Les hilotes sont les descendants de certaines populations pré-doriennes asservies par les envahisseurs. Les droits et obligations de ces hilotes sont définis très précisément ; si un citoyen exige d'un hilote plus qu'il n'est prévu par la " constitution ", il risque une malédiction, sanction religieuse importante.
On attribue à Lycurgue, l'institution de la cryptie. Il s'agit une sorte de rituel qui fait partie de l'agôge. C'est une opération secrète qui demande aux adolescents d'effectuer, sans laisser de traces, sous ordre de l'Etat, le massacre d'hilotes. Le fondement : les " semblables " aurait été 4000 environ ; les hilotes sont beaucoup plus nombreux. On pouvait donc toujours craindre un soulèvement des dépendants. Et c'est pour maintenir cette masse d'hilotes dans un état de sujétion, pour leur inspirer une terreur salutaire, que Lycurgue aurait eu recours à ces mesures expéditives.

Les périèques sont eux aussi à l'origine des populations pré-doriennes ; mais elles n'ont pas été asservies par les spartiates. Une fois la cité de Sparte fondée, les Spartiates veulent empêcher le développement des autres cités de Laconie en obligeant chaque communauté à accepter sa propre politique extérieure, tout en leur laissant une certaine autonomie. Ces villageois deviennent alors des périèques (ceux qui habitent autour). Ces individus se définissent par leur position subalterne par rapport à Sparte. Contrairement aux hilotes, les périèques sont des hommes libres considérés comme des Lacédémoniens. Ils sont donc tenus de servir dans l'armée de Sparte. Et c'est en partie grâce à eux que les Spartiates vont peu à peu dominer toute la Laconie.


III] Sparte et la conquête de la Messenie

1) La bataille D'Helos
Les Doriens installé en Laconie ne contrôle à l'origine qu'une partie située à l'Est de l'Eurotas.
Dans le Péloponnèse, la cité la plus redoutable était alors Argos. Au début du VIIIe siècle, la cité d'Argos contrôlait l'Argolide mais aussi les régions voisines jusqu'à l'île de Cythère. C'est à cette époque qu'Argos envoie un corps expéditionnaire soutenir les Achéens de Hélos contre Sparte. Comme Sparte, les Argos était des Doriens, et c'était un sacrilège de s'attaquer à un état frère, mais les Argiens ne voulait pas que les Spartiates contrôlent la partie Est de la Laconie.
A cette époque, Argos dispose d'une flotte de guerre dont les navires sont équipés d'un éperons de bois, alors que Sparte n'avait pas de flotte. Ainsi les Argiens, disposant d'une base militaire à Cythère, n'eurent aucune difficulté à conduire leur troupe jusqu'à Helos.
Malgré tout, les spartiates s'emparent de Helos, la rase, et réduisent les habitants en esclave. Enhardis par leur succès, ils effectuent des razzia en Argolide.

2) La conquête de la Messénie
La Messénie a de riches plaines fertiles. Et elle aussi est occupée par des Doriens ; il s'agit donc encore d'une guerre fratricide.
Les Doriens de Messénie occupent les terres intérieures et les collines orientales. Il n'y avait pas encore de frontière bien définie entre Laconie et Messénie, mais une ligne de partage fonction de la distribution des pâturage d'été et d'hiver.
C'est à proximité de cette ligne qu'avait lieu une célébration commune. Convoitant les riches plaines de Messénie, les Spartiates justifient leur conquêtes par un sacrilège qui aurait été commis dans le sanctuaire d'Artémis où avait lieu cette fête religieuse commune. En effet, des Messéniens auraient enlevé des jeunes filles spartiates. Les Spartiates ont aussi mis en avant un argument d'ordre économique : l'un des rois de Sparte aurait dit : " nous marchons contre un pays qui n'est pas divisé en lots ". On ne cache pas l'ambition de coloniser la Messénie.
Cette première guerre aurait durée vingt ans, se soldant par une victoire de Sparte, les derniers Messéniens, vaincus, sont réduits à la condition d'hilote, les terres conquises étant divisées en lots pour 3 000 spartiates. Les hilotes de Messénie, comme ceux de Laconie, devaient prêter serment à l'Etat spartiate, livrer la moitié de leur production à l'Etat et devaient assister vêtu de noir aux funérailles des rois.
Cette conquête de la Messénie qui assure l'autosuffisance de Sparte a eu également une conséquence politique : un amendement apporté à la Grande Rhetra. Pendant la guerre, l'Appela n'était plus représentative de l'ensemble des citoyens, ce qui entraînait de nombreux conflits avec la Gerousia. Les rois de Sparte cherchèrent une réponse auprès d'Apollon à Delphes qui aurait proposé de permettre aux " anciens " de suspendre la séance si l'Assemblée émet des opinions jugées incorrectes.
En vertu de cet amendement, en cas d'opposition à ses projets, la Gerousia renvoyait l'Assemblée et sa proposition avait force de loi. Cela à la seule condition qu'il y ait unanimité au sein du conseil des anciens. L'Appela n'a apparemment plus de pouvoirs politiques, cependant, dans la pratique, les deux rois n'étant pas toujours d'accord entre eux et avec les Gérontes, il était rarement possible d'obtenir l'unanimité au sein de la Gerousia.


IV] La constitution de Sparte

1) Conseil et magistrat
a. les rois
Malgré leurs noms, ils sont considérés magistrats car nommés par le peuple. Les pouvoir des deux rois sont indivisibles, et de caractères essentiellement militaires et religieux, ces deux prérogatives étant liés (nombreux sacrifices pendant les guerres). Ils examinent les présages d'après les entrailles des victimes avant de franchir la frontière où d'engager le combat. Celui qui refuse de leur obéir encoure une malédiction, châtiment archaïque. Les rois combattent en personne, ils sont considérés comme des jumeaux divins et sont à ce titre étroitement liés aux Dioscures, les deux fils de Zeus (Castor et Pollux). Quand ils partent en campagne, ils sont accompagnés des deux statues les représentants (les Dioscures).
Sur le plan politique, les rois, élus par le peuple, n'ont pas plus de pouvoir que leur collègue de la Gerousia. Leur train de vie est assez simple : ils résident dans une tente, ils ont droit à une double portion de nourriture pour en faire profiter un autre officiel, ils possèdent des parcelles dans les terres de périèques.
C'est à l'occasion de leurs funérailles qu'ils apparaissent comme des personnages de premier plan puisqu'ils reçoivent un deuil public de dix jours.

b. la Gerousia
Elle a la haute main politique et bénéficie de prérogatives judiciaires. Elle n'a pas de compte à rendre. Les gérontes doivent avoir au moins 60 ans et sont élus à vie. C'est le plus grand honneur pour un spartiate.
Vu leur age avancé, il est compréhensible que leur politique ait été conservatrice, empêchant une véritable évolution de l'Etat spartiate.

c. les éphores
Au nombre de cinq, ils sont élus chaque année par l'Appela parmi les spartiates âgés d'au moins 30 ans. Ils ont la responsabilité de l'agôge et à ce titre ils exigent une parfaite obéissance. Ils ont des fonctions de police qui leur permettent de procéder à des arrestations sommaires. En cas de guerre, ce sont eux qui déterminent les classe d'ages qui doivent être appelées. Ils président au recrutement des 300 membres de la garde royale. Ils sont chargés aussi de contrôler les rois : en campagne, il y a toujours un éphore avec le roi.
Tous les neuf ans, ils examinent le ciel par une nuit de pleine lune et s'ils aperçoivent une comète, ils suspendent les rois, jugés inaptes à régner. Ce n'est qu'après consultation de l'oracle de Delphes qu'ils peuvent éventuellement les réintégrer dans leurs fonctions. On les compare souvent à des censeurs.

2) Les citoyens
Ce sont les homme de 30 ans ayant subit l'agôge et inscrit dans un sussistion. Ce sont les seuls membres de l'Apella.
Ils élisent tous les magistrats, y compris les rois, avec un mode d'élections qui se vote par acclamation : on désigne le candidat qui est élus par les plus bruyants. Des arbitres placés dans une chambre isolée évaluent le volume sonore. Les gens de l'Appela écoutent et discutent les propositions de la Gerousia. Cependant, dès leur enfance, ils sont habitués à une stricte obéissance de l'autorité et de l'age. Ils devaient donc rarement contester les propositions de la Gerousia.


V] Sparte et la conquête de la Thyréatide

1) La résistance d'Argos
Argos, toujours cité prospère au VIIe siècle, eut une impulsion décisive sous Phidon qui vers 670 dirigea la cité avec le titre de roi, tout en se comportant plutôt comme un tyran.
A cette époque, Sparte et Argos se discute la propriété d'une riche plaine : la Thyréatide. En 669, la bataille d'Hysiaï, voit la défaite de Sparte. Les Messéniens en profite et se révolte, d'ou la seconde guerre de Messénie qui aurait duré trente ans et ou des combats eurent lieu sur les sols même de la Laconie.
Cette terrible guerre traumatisa les spartiates qui avaient combattu avec acharnement, le mot d'ordre étant de se faire tuer sur place plutôt que de céder un pouce de terrain.
Les Messéniens étaient soutenus par les Argiens et par les Arcadiens. Mais finalement, les Spartiates remportent une immense victoire et augmentent leur territoire. En fin de guerre, Sparte inflige des défaites à Argos même.

2) Naissance de l'Hégémonie spartiate
a. Sparte et Tégée d'Arcadie
Souhaitant reconquérir l'Arcadie, les Spartiates consultent l'oracle d'Apollon qui leur promet la victoire. Ils se lancent en Arcadie avec des chaînes pour les prisonniers et des baguettes pour mesurer le terrain. Ils sont vaincus et doivent porter leurs chaînes et travailler dans les champs ! Par la suite, ils consultent à nouveau l'oracle qui leur suggèrent de faire aux gens de Tégée un cadeau religieux : des reliques, ossements d'Oreste fils d'Agamemnon. Sparte s'institue dès lors protectrice de Tégée, les deux cités font un alliance à laquelle se joignirent les autres cités d'Arcadie.

b. naissance de la ligue du Péloponnèse et lutte contre Argos
Au milieu du VIe siècle, Sparte a conclu des alliances avec de nombreuses cités du Péloponnèse, dont Corinthe et sa voisine Mégare. Cet ensemble d'alliances qui lient chaque cité séparément à Sparte est connu sous le nom de ligue du Péloponnèse, une ligue dont le but était d'abord défensif mais qui permis surtout à Sparte d'avoir les mains libres pour régler ses comptes avec Argos.
Les spartiates chassent tout d'abord les Argiens de Cythère, ils reviennent en Thyréatide. Il s'agit pour Sparte comme pour Argos d'un point d'honneur. C'est pourquoi on choisit un nombre limité de soldats d'élites. La bataille des champions en 546 voit s'opposer 300 combattants de chaque rang. La bataille fait rage toute la journée. La nuit venue, il reste un Spartiate et deux Argiens. Les deux disent avoir gagné. Les deux armées en désaccord se rencontrent alors en bataille rangée qui voit la victoire de Sparte. Grâce à cette victoire, elle assure la domination de la Thyréatide et de son réseau d'alliance ; Sparte devint une grande puissance sur terre mais aussi sur mer grâce à Corinthe.


Texte établi à partir d'un cours de faculté suivi en 1998-9
Grands Mercis au professeur

Définitions :

#Ephores : ce sont peut-être les plus hautes personalité de l'Etat spartiate. Ce sont cinq magistrats élus par le peuple pour une durée d'un an. Leur rôle est de surveiller les deux rois, mais aussi le peuple, puisqu'ils supervisent l'agôgé. Aussi, rien ne peut échapper à leur autorité : ils surveillent l'armée, l'éducation, la diplomatie, la justice et la finance. Néanmoins on se pose la question de leur rôle : ont-ils l'initiative, ou bien sont-ils le personnel administratif de la Gérousia ?

#Hilotes : Leur origine est incertaine. On admet le plus souvent qu'ils s'agit des descendants des population indigènes vaincues lors de l'expansion spartiate, comme pour les Messéniens. Une autre théorie établirait leur origine dans les coutumes doriennes, cela selon l'observation suivante : il n'y a pas de différence de dialectes entre spartiates et hilotes
Toujours est-il que leur seule fonction est de cultiver les kleros de terre des homoioi, à qui ils doivent fournir une partie des récolte (céréales, vin et huile). Parfois on les rencontre dans l'armée, ce sont des valets et à de très rares occasions ils peuvent servir exceptionnellement d'hoplites ; sur la flotte, ils forment le rang des rameurs.

#Périèques : Leur origine est incertaine. La théorie la plus admise est qu'ils sont les descendants des Laconiens soumis ou bien des alliés achéens de la première heure. Au-dessus des hilotes, ils bénéficient des droits civils et participent à l'administration de leur ville. Par contre ils n'ont aucun droit politique à Lacédémone. Ils possèdent des lots de terres aux marges de l'Etat spartiate, mais leurs activités principales seraient le commerce et l'industrie. Moses I. Finley, voit en eux les artisans qui fabriquent les armes, ce qui expliquerait leurs privilèges.
Ils payent une taxe à l'Etat et servent dans l'armée en tant qu'hoplites. Mais ils ne sont pas soumis à la vie en commun, ce qui dans la pratique les rends plus libres que les citoyens spartiates !

 

Le mardi 06 mars 2007 à 15h36 dans La mythologie grecque et romaine
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visiteur_magin

visiteur_magin (Visiteur)
Tr?interressant!!!!

Vendredi 23 Mars 2007 à 11:10

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